Constat
Face à l’idée trop souvent répandue selon laquelle si tant de personnes restent au chômage, c’est parce qu’elles ne veulent pas travailler, les associations intermédiaires (AI) dressent un tout autre constat : la grande majorité des personnes qu’elles accueillent souhaitent retrouver un travail au plus vite.
Toutefois, le problème de la motivation demeure en raison des effets de seuil liés aux mesures d’assistance : le risque de perdre certaines allocations au-delà d’un certain nombre d’heures de travail ou de se retrouver plusieurs mois sans ressources après interruption d’un travail temporaire dissuade certaines personnes d’accepter les missions que leur proposent les AI.
Propositions
L’ARDIE Ile-de-France demande aux pouvoirs publics de garantir aux intervenants des AI une amélioration de leur niveau de revenu en cas de reprise du travail et de leur assurer une certaine sécurité matérielle en cas de retour au chômage.
Ceci implique de réexaminer, à partir de cas concrets, l’ensemble des dispositifs d’aide afin d’assurer une continuité de couverture des personnes entre plusieurs missions à durée déterminée, et ce tant que ces personnes n’ont pas retrouvé un emploi leur ouvrant de nouveau droit à l’allocation dégressive de solidarité.
Action
L’ARDIE Ile-de-France est intervenue à plusieurs reprises auprès du Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement pour rappeler ce problème et demander qu’il soit étudié en profondeur.
Où en est-on ?
Un projet de loi pour le retour à l’emploi et sur les droits et les devoirs des bénéficiaires de minima sociaux est actuellement en cours d’examen ; il fait suite à un rapport récent du Sénat qui a bien mis en évidence ce problème.
Pour le consulter : http://www.senat.fr/rap/l05-161/l05-16111.html

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