En 2005, le Plan de Cohésion Sociale du Ministre Jean-Louis Borloo a profondément bouleversé le secteur des services à la personne, en offrant aux entreprises des avantages jusqu’alors réservés aux structures associatives. Par conséquent, de plus en plus d’entreprises se positionnent sur ce secteur d’activités en pleine croissance : à l’échelle nationale, le nombre d’entreprises est passé de 573 en 2004 à 2200 en juin 2006 ! Les associations intermédiaires (AI) peuvent-elles faire face à l’arrivée massive de ces nouveaux concurrents ?
En l’absence de données significatives, il est aujourd’hui difficile d’apporter une réponse tranchée à cette question. Alors que certaines AI pensent que la demande potentielle est suffisamment importante pour permettre à tous les acteurs d’avoir leur place, d’autres craignent un déclin de leur activité et redoutent même d’avoir à se transformer en association classique de services à la personne. D’autres, encore, avancent l’idée selon laquelle les entreprises et les AI ne visent pas les mêmes utilisateurs : les premières rechercheraient une clientèle nantie, tandis que les secondes défendraient le principe de services à domicile pour tous ceux qui en ont besoin, même les moins aisés.
L’arrivée massive des entreprises dans le secteur des services à la personne offre cependant des perspectives positives aux AI en termes de débouchés pour leurs salariés en insertion.
Quoi qu’il en soit, la réforme du secteur des services à la personne représente pour les AI un défi de communication : il s’agit pour elles de faire connaître leur expérience, leur savoir-faire, et leurs valeurs résolument différentes de celles des entreprises dites classiques.
Source :
Les services de proximité : un marché très convoité, Le Journal du Net, octobre 2006

Enjeux et défis
