L’association intermédiaire (AI), comme son nom l’indique, se positionne comme un intermédiaire entre des demandeurs d’emploi et des particuliers ou des professionnels (entreprises, collectivités locales, associations, etc.) ayant besoin d’un service : elle embauche les premiers et les met à disposition des seconds, pour réaliser des missions de travail.
Le vocabulaire employé pour désigner les acteurs de cette relation de mise à disposition peut varier suivant les AI. Ainsi, les demandeurs d’emploi sont appelés "salariés en insertion" ou "intervenants", tandis que les particuliers ou les professionnels qui font appel à eux peuvent être désignés par les termes "utilisateurs" ou "donneurs d’ordre". Le terme de "clients" est beaucoup plus rarement utilisé, car il renvoie à la sphère lucrative à laquelle n’appartiennent pas les AI.
Cette activité de mise à disposition s’inscrit dans le cadre d’une réglementation précise, dont les points les plus importants portent sur le territoire d’intervention et la durée de la mise à disposition :
la convention conclue par l’AI avec l’Etat mentionne le territoire sur lequel elle peut exercer son activité. Il s’agit le plus souvent d’un groupe de communes ou, pour quelques AI pionnières en Ile-de-France, l’ensemble d’un département.
si la mise à disposition auprès de particuliers, de collectivités locales ou d’associations n’est soumise à aucune limitation de durée, la mise à disposition en entreprise ne peut excéder 240 heures par an pour un même salarié. La mise en oeuvre de cette mesure, à partir du 1er juillet 1999, a entraîné un certain recul de l’activité des AI et parfois même leur transformation en entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI). Cette limitation est fortement critiquée par les AI.

Activité économique
